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Les punchlines de Quartararo pour la saison 2021

Fabio Quartararo fait désormais partie de l’équipe officielle Yamaha en MotoGP. Retour sur sa conférence de presse le jour de la présentation 2021 de son nouveau team.

Ça y est, les rangs Yamaha sont en ordre pour la nouvelle saison de MotoGP ! Après l’équipe officielle Monster Energy Yamaha MotoGP le 15 février (Fabio Quartararo et Maverick Viñales), l’équipe satellite Petronas Yamaha SRT a effectué sa présentation hier (Valentino Rossi et Franco Morbidelli).

En attendant le début de la saison 2021 afin de savoir ce que nous réservent les pilotes du clan Yamaha, voici un « flashback punchlines » avec le Français de la bande, Fabio Quartararo.

Après la présentation de l’équipe d’usine il y a environ deux semaines, nous avions assisté à la conférence de presse de Fabio Quartararo. Répondant aux questions à la fois sur les deux années passées dans l’équipe satellite et sur la saison à venir dans le team factory, le pilote avait régalé l’audience de quelques phrases percutantes. Voici un retour sur les meilleurs morceaux concernant sa nouvelle aventure : c’est parti pour 10 punchlines d’El Diablo !

Je pense qu’être pilote officiel représente une bonne pression.

Interrogé sur la pression ressentie pour cette nouvelle étape de sa carrière, Fabio Quartararo a expliqué prendre les choses du bon côté : « Quand vous êtes pilote dans un team officiel, vous pouvez demander à votre équipe de modifier beaucoup de choses pour une meilleure performance. Normalement, l’usine essaie d’opérer les changements, car ils essaient de faire leur meilleur pour vous. Cela amène plus de pression, mais j’ai beaucoup appris à gérer la pression ces dernières années. Je pense qu’être pilote officiel représente une bonne pression. »

Maverick sera à la fois un bon concurrent et un bon coéquipier.

Fabio Quartararo rejoint Maverick Viñales dans le box Monster Energy Yamaha MotoGP. Il s’est exprimé sur cette collaboration qui va certainement représenter deux aspects contrastés : « L’année dernière, c’était plutôt clair : nous étions performants en même, puis contre-performants en même temps. Nous avons plus ou moins les mêmes plaintes à propos de la moto mais nous avons deux styles de pilotage différents : nous devons tout de même pousser dans la même direction pour résoudre les problèmes de la machine. Maverick sera mon premier rival, mais si nous pouvons nous battre l’un contre l’autre pour la première et la deuxième position en course, plutôt que la huitième et la neuvième par exemple, ça vaut le coup de travailler ensemble. Je pense que Maverick sera donc à la fois un bon concurrent et un bon coéquipier. »

Les qualifications et la course, c’est autre chose. C’est la guerre.

Continuant sur la relation à venir avec le pilote espagnol, Fabio Quartararo a clairement affiché le ton sur le moment où le travail avec un coéquipier trouve ses limites : « Nous pouvons nous aider l’un et l’autre à améliorer la moto pendant les essais, afin de gagner en performance, centième après centième. Après cela, les qualifications et la course, c’est autre chose. C’est la guerre. »

Avec Maverick, j’espère que ça sera une situation comme Rossi et Lorenzo.

Fabio Quartararo a terminé sur son lien à venir avec « Top Gun » en s’amusant d’une comparaison avec un célèbre duo du passé récent chez Yamaha : « Au final, avec Maverick, j’espère que ça sera une situation comme Rossi et Lorenzo : ils se sont battus pour la première et la deuxième place du championnat jusqu’à la fin de la saison 2015. D’ailleurs, à choisir, j’espère être à la place de Lorenzo et remporter le titre ! Plus sérieusement, j’ai une bonne relation avec Maverick et je pense que nous pouvons travailler d’une très bonne manière ensemble et amener Yamaha au top. »

Je sais que j’ai les bonnes personnes autour de moi.

Fabio Quartararo est revenu sur certaines critiques qu’il a pu recevoir et sur son approche de la question : « L’année dernière, j’ai entendu beaucoup de critiques sur les personnes qui m’entourent. Par exemple, on m’a critiqué parce que j’ai pas de coach. Je dois me concentrer pour oublier ce genre de commentaires car je sais que j’ai les bonnes personnes autour de moi. Le psychologue du sport qui m’accompagne m’aide à me concentrer sur moi-même et à ne pas perdre mon temps sur les déclarations que je sais être fausses me concernant. Je n’ai pas besoin de donner de l’importance à ça. »

Nous allons apporter le côté fun dans le travail sérieux.

Interpelé sur l’atmosphère moins « fun » et moins « famille » d’une équipe d’usine par rapport à une équipe satellite, Fabio Quartararo a répondu et ne voit pas les choses ainsi : « Je pense que nous pouvons faire notre travail correctement et s’amuser en même temps. Au final, se sentir bien et être heureux, c’est ce qui compte. Bien sûr, je démarre une étape importante de ma carrière, mais ce n’est pas parce que je passe d’une équipe satellite à une équipe officielle que tout doit devenir strict. Je pense que nous ferons notre travail, mais si je veux m’amuser ensuite avec l’équipe technique, je le ferai. Même dans l’équipe d’usine, nous aurons une atmosphère de famille. Je pense que nous allons apporter le côté fun dans le travail sérieux. »

Je pense que l’équipe peut permettre à la moto de perdre plus de poids que je ne peux en perdre moi-même avec mon corps.

Fabio Quartararo s’est exprimé sur un problème ressenti. D’après lui, Yamaha doit travailler sur le poids de la M1 : « La moto est un peu trop lourde. Avoir une machine plus légère, ça m’aiderait dans l’effort physique nécessaire, mais également pour la vitesse de pointe. D’après moi, le moteur marche fort, ce sont d’autres aspects qui nous rendent trop lents. Même si on ne peut pas changer le moteur cette saison par rapport à l’année dernière, je pense que nous avons une zone d’amélioration ailleurs. Vous savez, je cours beaucoup et je mange sainement. Si j’essaie par exemple de perdre 500 g avant un Grand Prix, je pense que l’équipe peut permettre à la moto de perdre plus de poids que je ne peux en perdre moi-même avec mon corps. »

Je ne prends pas la place de Valentino car la place de Valentino restera unique.

Le fait que Fabio Quartararo passe de l’équipe satellite Yamaha à l’équipe d’usine au même moment où Valentino Rossi fait le trajet inverse a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. Le Français a fourni des précisions à ce sujet : « Comme je l’ai déjà dit, c’est un rêve d’être ici dans l’équipe officielle. Faire un échange de place d’une équipe à l’autre avec mon idole est un événement important. Mais je ne prends pas la place de Valentino car la place de Valentino restera unique. Par ailleurs, si Yamaha donne le même soutien à Vale qu’aux pilotes d’usine, je suis sûr qu’il sera performant dans l’équipe Petronas Yamaha SRT. J’y ai été deux ans, Je m’y senti très bien. Ce sont des gens formidables. »

Je suis Français mais je veux penser pour moi-même.

Avant lui, le dernier pilote français à avoir remporté une course en catégorie reine était Régis Laconi en 1999. Fabio Quartararo estime qu’on lui a trop rappelé ça lorsqu’il a obtenu sa première pole position en 2019. Pareil pour les suivantes lors de sa première saison en catégorie reine : à chaque fois qu’il était auteur du meilleur temps en qualifications, Fabio Quartararo voyait revenir avec insistance la question d’une potentielle première victoire d’un pilote français en deux décennies en MotoGP. Maintenant que la victoire est acquise, la question du premier titre d’un pilote français en catégorie reine peut apparaître, mais le pilote Yamaha prend de la distance et ne veux pas tout voir sous le prisme de sa nationalité : « Je veux représenter la France, mais je veux éviter de penser à cette pression supplémentaire. Je veux éviter de me le rappeler à chaque fois. Je pense que j’ai réussi à me le sortir un peu de la tête. Bien sûr, ce serait extraordinaire d’être le premier Français à devenir champion du monde en MotoGP. Mais pour l’instant, je me concentre sur moi-même et pas sur cette pression. Je suis Français mais je veux penser pour moi-même. »

Avec 11 jours de roulage sur le même circuit, je pense qu’on pourra faire le tracé de Losail les yeux fermés.

Pour terminer, Fabio Quartararo s’est exprimé sur le début de la saison qui va se dérouler exclusivement sur le circuit de Losail au Qatar. Cette situation particulière amène son lot de défis : « On a tellement de choses à essayer que c’est toujours mieux d’essayer sur deux circuits, plutôt qu’un seul. On va faire cinq jours de tests à Losail, puis deux Grand Prix d’affilée là-bas. Avec 11 jours de roulage sur le même circuit, je pense qu’on pourra faire le tracé de Losail les yeux fermés. C’est sûr qu’on va trouver un très bon réglage sur la moto. Mais ce qui me fait un peu peur, c’est qu’on va ensuite arriver à Portimao, un circuit qui a été une catastrophe l’année dernière, avec une moto qui n’aura roulé qu’au Qatar, dans des conditions différentes. Ce sera difficile de s’adapter rapidement. Le challenge va surtout être au Portugal, plus que les deux premières courses au Qatar. »


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Nicolas Bassand

Rédigé par Nicolas Bassand

Plus de 15 ans à moto sur la route et (bien) plus de 15 tours en tête... à tête avec sa R1 sur circuit. A part ça, Nicolas s'occupe des réseaux sociaux du magazine Sport-Bikes depuis 2018. Ses passions inaltérables pour la moto et l'écriture lui ont donné l'envie de s'investir à fond dans l'aventure MOTTO !

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