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MiniGP France : enfin la formule tant attendue pour les enfants ?

Le MiniGP, la série de compétitions lancée par la Dorna et la FIM pour les 10-14 ans à l’échelle internationale, va avoir une déclinaison en France.

Nous vous en parlions il y a quelques jours : en partenariat avec Dorna Sports, la Fédération Internationale de Motocyclisme (FIM) lance les FIM MiniGP World Series pour cette année 2021, une nouvelle série de compétitions pour les jeunes pilotes de 10 à 14 ans.

Le MiniGP en France

Dans la dynamique de cette nouvelle plateforme de détection des talents, ça bouge du côté de chez nous : la Fédération Française de Motocyclisme (FFM) a annoncé s’inscrire pleinement dans ce projet et va organiser le MiniGP France en 2021. Dans les séries mondiales MiniGP, il y aura donc une série française !

La compétition MiniGP France réunira au minimum 15 pilotes et comptera 10 manches, qui se dérouleront sur des pistes de karting. Comme le veut la règle des FIM MiniGP World Series, tous les participants piloteront des machines Ohvale GP-0 160, une mini-moto de vitesse propulsée par un monocylindre 4-temps de 155cc d’environ 15 ch.

 Ohvale GP-0 160 (modèle 2020)

Le vainqueur de la série française pourra participer à une finale mondiale MiniGP organisée sur le circuit de Valence en Espagne avec les autres vainqueurs des autres séries internationales. Cette finale (qui promet de belles bagarres !) aura lieu en novembre, une semaine avant que les pilotes de MotoGP ne viennent poser les roues dans le cadre de leur propre finale MotoGP 2021.

Le calendrier définitif, du MiniGP France, les modalités d’engagement ainsi que tous les détails de la compétition seront communiqués prochainement.

Sébastien Gimbert, importateur Ohvale : « Je suis content que ça bouge, il était temps ! »

Le MiniGP France est-elle la formule tant attendue par les enfants ? Pour en savoir plus, nous avons interrogé l’une des parties prenantes du projet sur le territoire français, Sébastien Gimbert.

L’ancien pilote, que nous avions d’ailleurs déjà rencontré dans « ses nouvelles vies » il y a quelques mois pour le magazine Sport-Bikes n°124, est un homme occupé : en plus d’avoir son magasin d’équipements et accessoires (Speedway Fréjus) et son école de pilotage (Race Experience School), il est l’importateur de la marque Ohvale en France et participe donc au MiniGP France à ce titre.

Pour Sébastien Gimbert, l’aventure Ohvale a démarré il y a quelques années à travers ses besoins pour son école de pilotage :

« Quand Honda a arrêté de développer la NSF, il fallait que je trouve une alternative pour permettre aux élèves de la Race Experience School de continuer à rouler. J’ai cherché une nouvelle moto et j’ai découvert la marque Ohvale. Depuis 2015, je suis devenu distributeur en France. Les Ohvale sont des motos très évolutives. Elles existent de la 110cc automatique à la 190cc à vitesses. Si vous investissez dans l’achat d’une Ohvale, vous pouvez la faire évoluer en changeant uniquement le moteur. Ça permet d’avoir un investissement qui s’amortit sur plusieurs années. »

Sébastien Gimbert en action, lui-même au guidon d’une Ohvale (une GP-0 190) ! – © Ohvale France

Lors de l’annonce de la création des FIM MiniGP World Series, Jorge Viegas, le président de la FIM, et Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports, ont insisté sur le fait que cette nouvelle plateforme a été créée dans le but de permettre deux choses essentielles : l’uniformisation et l’égalité des chances. Le choix des motos Ohvale va dans ce sens. Sébastien Gimbert partage son point de vue et son expérience au sujet de ces machines :

« Aujourd’hui, quand on rentre dans des championnats pour les enfants, les motos sont de marques différentes, avec des spécifications techniques différentes (tailles de roues, types de moteur, etc) et des budgets différents.
La Dorna et la FIM voulaient trouver une marque de moto qui permettrait de monter cette structure MiniGP, c’est-à-dire d’offrir aux jeunes pilotes la possibilité d’évoluer dans une structure adéquate, sur des motos standardisées, et de pouvoir faire une saison complète sur un championnat national avec un budget maîtrisé. Ils ont choisi la marque Ohvale, dont les moteurs sont d’ailleurs scellés à l’achat, et ont décidé de travailler avec une seule cylindrée, la 160cc.

Cela fait maintenant plus de 5 ans que je suis importateur de la marque Ohvale en France et que des élèves de la Race Experience School roulent sur des Ohvale, à la fois à l’école et dans les compétitions dans lesquelles nous les accompagnons en France et à l’étranger. Depuis le début, on se rend compte que la moto ne change pas, car elle est très bien née et développée. Quand on voit que des pilotes de MotoGP s’entraînent avec des Ohvale*, ça montre que c’est une bonne machine. Et maintenant, avec le MiniGP, ça va nous permettre d’avoir un championnat de France pour rouler avec ce type de moto, et avec un niveau vérifiable en fin d’année puisque les meilleurs pilotes seront rassemblés pour la finale mondiale à Valence. Alors que le meilleur gagne ! »

La formule MiniGP France semble insuffler une nouvelle dynamique très intéressante pour le développement des jeunes talents et Sébastien Gimbert se montre très enthousiaste :

« Sébastien Poirier, le nouveau Président de la FFM, est très motivé pour permettre l’essor des jeunes pilotes. Pour avancer sur ce sujet, la fédération a réuni – après le confinement du printemps 2020 – les teams français engagés dans les championnats du monde, certaines grosses équipes du championnat de France, mais également toutes les écoles. Parmi les acteurs du sport moto qui s’occupent de la formation des enfants, on a décidé de s’unir. Plutôt que de travailler chacun de notre côté, on a décidé d’agir ensemble pour apporter des solutions. 
Le MiniGP France va permettre de rassembler, en compétition en France, les élèves issus des différentes écoles : la formule va pouvoir valoriser leur potentiel et les jeunes pilotes vont pouvoir montrer leur talent et tenter de faire la différence !
Un enfant qui regarde les Grand Prix à la télé, il rêve. Il faut lui donner les moyens d’accéder à ce rêve. La formule MiniGP France sur des machines Ohvale permet d’entretenir le rêve en créant un chemin avec un budget maîtrisé. Cette nouvelle formule donne en effet la capacité de rouler sur des motos standardisées, dans un championnat de France qui a de la valeur, sans devoir partir à l’étranger, et avec la possibilité d’accéder à une finale mondiale à Valence, puis de progresser ensuite vers les autres championnats du programme Road to MotoGP, ou pourquoi pas d’autres formules. On a envie que les enfants soient fiers de venir de la France et d’avoir été formés en France.
Je suis content que ça bouge, il était temps ! Je vois le problème actuel via mon expérience en endurance : quand nous avons commencé, ma génération et moi, nous avons fait partir les vieux pilotes. Aujourd’hui, dans les différents championnats, les jeunes n’arrivent pas à « pousser les vieux pilotes dehors » car ils manquent de performance. Si on veut de bons pilotes, il faut relever les championnats dès le début des parcours, en retravaillant les structures. C’est ce qui est en train de se passer avec le MiniGP France. »


*Les pilotes de Grand Prix n’ont pas un accès illimité à leur machine de course : s’entraîner sur une petite moto sur des petits circuits représente donc une des alternatives intéressantes pour continuer à rouler un maximum. Alors oui, il existe des pilotes de Grand Prix qui se sont entraînés ou qui s’entraînent toujours avec des motos Ohvale ! Parmi eux, il y a par exemple Alex Rins, Maverick Viñales, Danilo Petrucci, mais aussi… un certain Marc Marquez.



Trouver dès le plus jeune âge et accompagner au mieux le « futur Johann Zarco » ou le « futur Fabio Quartararo » : voilà le nerf de la guerre pour la FFM. Retrouvez nos précédents articles sur les engagements récents de la fédération en matière de développement des talents :


On marque des points ?

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Nicolas Bassand

Rédigé par Nicolas Bassand

Plus de 15 ans à moto sur la route et (bien) plus de 15 tours en tête... à tête avec sa R1 sur circuit. A part ça, Nicolas s'occupe des réseaux sociaux du magazine Sport-Bikes depuis 2018. Ses passions inaltérables pour la moto et l'écriture lui ont donné l'envie de s'investir à fond dans l'aventure MOTTO !

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