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Voici la Kawasaki Z H2 SE, le roadster suralimenté en version 2.0 !

Dans la gamme Kawasaki 2021, le modèle phare est la nouvelle sportive ZX-10R. Mais une autre machine bien méchante se fait remarquer : la Z H2 SE ! Il s’agit d’une évolution du roadster survitaminé Z H2 avec des suspensions électroniques et un meilleur freinage.

Kawasaki a fait sensation en 2020 avec la Z H2, le premier roadster de l’histoire doté d’un compresseur. Pour rappel, la marque japonaise avait installé son compresseur sur la sportive non-homologuée H2R et la version admise sur route H2 en 2015, puis la routière H2 SX en 2018, avant « d’oser » l’intégrer au cœur d’un gros roadster cette année, la Z H2.

Kawasaki Z H2 SE 2021

Pour 2021, la Z H2 SE, c’est la Z H2, mais en mieux ! Qu’est-ce qui change ? On voit ça tout de suite !

Suspensions : données à foison

Pour équiper la Z H2 SE de suspensions électroniques (à la place des suspensions mécaniques sur la Z H2), Kawasaki a fait confiance une fois de plus à Showa via une fourche SFF-CA à cartouche de ø43 mm et un amortisseur BFRC lite.

Les deux éléments fonctionnent avec la technologie Skyhook développée par l’équipementier. Quel est le principe de Skyhook ? La force d’amortissement des suspensions est modulée pour permettre aux roues de suivre les creux et les bosses rencontrés sur la route en maintenant l’assiette de la moto avec un minimum de perturbation.

Avec et sans la technologie Skyhook : parce qu’une image est parfois plus efficace pour comprendre !

Comment cela fonctionne ? Avec des capteurs et une grosse dose d’ingéniosité (bien sûr) ! La technologie Skyhook de Showa prend place au sein d’un système Kawasaki plus global et intitulé KECS : Kawasaki Electronic Control Suspension. Le système « collecte » plusieurs mesures effectuées à plusieurs endroits en temps réel afin de prendre les meilleures décisions d’ajustement de l’amortissement.

Tout d’abord, le KECS surveille la situation d’amortissement grâce aux capteurs intégrés à la fourche et à l’amortisseur, qui lui fournissent en temps réel les informations d’amortissement : la vitesse de course et la position. Le contrôle est assuré par une électrovanne à activation directe, ce qui permet un temps de réaction plus rapide que les systèmes reposant sur des vannes pilotes avec activation en deux étapes : ici, les bobines des capteurs de fourche et d’amortisseur fournissent au KECS des données toutes les… 1 milliseconde !

Le KECS croise cela avec d’autres données mesurées toutes les 10 millisecondes ailleurs sur la moto : l’accélération et la décélération de la machine, la vitesse des roues avant et arrière, la pression appliquée sur le frein avant.

En fonction de tous ces paramètres, le système KECS ajuste l’amortissement des suspensions avant et arrière. Enfin, pour plus d’homogénéité, il faut noter que ces décisions d’amortissement prises en temps réel sont également modulées différemment en fonction du mode de pilotage choisi par le pilote (Sport, Route, Pluie, Manuel).

Freinage de trappeur

Sur la Z H2 SE, les étriers de frein avant sont des Brembo Stylema au lieu des Brembo M4.32 qui équipent la Z H2. En quoi sont-ils plus performants ? Trois explications :

  • Il présentent moins de volume autour des pistons et des plaquettes de frein, ce qui réduit l’espace interne occupé par le liquide de frein et permet une réponse plus directe.
  • Plus légers et avec des dimensions extérieures plus petites, ils contribuent à réduire (subtilement) le poids non suspendu.
  • L’augmentation du flux d’air autour des plaquettes de frein, l’espace supplémentaire autour des pistons, et une ouverture qui permet à l’air de sortir du pont central permet un refroidissement plus rapide.

En plus des étriers Stylema, la Z H2 SE affiche deux différences sur le freinage avant par rapport à la Z H2 : le maître-cylindre est également de marque Brembo et les durites sont de type « aviation » (en acier tressé) pour une meilleure endurance quand il s’agit de ralentir la bête.

Un ticket pour des sensations fortes

A part ça, on garde la formule intacte : la Z HS SE est un roadster avec un bâton de dynamite à l’intérieur ! Sur cette moto sans protection et avec un grand guidon, le pilote sera assis sur (ou « catapulté par ») un moteur quatre cylindres en ligne de 998cc suralimenté, crachant une puissance de 200 ch à 11 000 tr/min et un couple de 14 mkg (137 Nm) à 8 500 tr/min !

Kawasaki n’a pas encore révélé le tarif définitif de la Z H2 SE mais a indiqué qu’elle sera en vente au-dessus de 20 000 € (pour comparaison, la Z H2 coûte 17 099 €). La moto sera disponible en concession à partir de janvier 2021 dans cet unique coloris Metallic Diablo Black / Golden Blazed Green.

Pour tous les détails sur la Z H2 SE 2021, rendez-vous sur le site de Kawasaki France.

On marque des points ?

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Nicolas Bassand

Rédigé par Nicolas Bassand

Plus de 15 ans à moto sur la route et (bien) plus de 15 tours en tête... à tête avec sa R1 sur circuit. A part ça, Nicolas s'occupe des réseaux sociaux du magazine Sport-Bikes depuis 2018. Ses passions inaltérables pour la moto et l'écriture lui ont donné l'envie de s'investir à fond dans l'aventure MOTTO !

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